Le Togo a essuyé plusieurs attaques terroristes et est toujours confronté aux menaces. En plus des mesures prises par l’État pour mettre en déroute la machinalisation des malfaiteurs, tout le monde est appelé à apporter sa contribution pour une lutte efficace. La journée de sensibilisation des professionnels des medias sur la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent organisée ce vendredi 12 août 2022 par l'Association des journalistes pour la promotion des Droits de l'homme (AJPDH) répond à cette problématique. Il s’agit d’outiller et de permettre aux professionnels des médias d’avoir les éléments de langage pour traiter avec efficacité les questions sur le terrorisme, le djihadisme et l'extrémisme violent.
L’initiative de l'AJPDH avec l’appui du Haut-commissariat à la Réconciliation et au renforcement de l'unité nationale (HCRRUN) est une occasion de mettre à contribution les journalistes dans cette lutte qui incombe à tous.
En mettant donc en place ce projet, l'AJDPH compte renforcer le rôle ou la contribution des médias en matière de sensibilisation et de prévention des actes terroristes et l'extrémisme violent et par ricochet la sensibilisation des populations à la lutte contre ces fléaux.
«La lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent ne saurait être l'apanage du gouvernement ou de celui des forces de défense et de sécurité car, nous sommes tous vulnérables face à ces fléaux. Les questions de paix et de sécurité sont une préoccupation commune et les médias ne sont pas du reste. Quelle pourrait être alors l'apport des professionnels des médias que nous sommes en de telles circonstances? Un début de réponse réside dans cette ”Journée …”», a déclaré Mme Estelle Koudjonou, Présidente de l’AJPDH. Pour elle le projet vise ainsi à apporter la contribution de L’AJPDH «aux efforts des autorités dans leur mobilisation contre le terrorisme, l'extrémisme violent et aussi soutenir la prévention contre les attaques terroristes.»
Face aux enjeux sécuritaires, les médias doivent apporter leur contribution dans la consolidation de la paix et la lutte contre l'insécurité sous toutes ses formes.
Des spécialistes et experts en la matière venus du ministère de la sécurité et de la protection civile, du ministère des Armées et du HCRRUN ont entretenu les participants sur les concepts de terrorisme du djihadisme et de l'extrémisme violent ; l'importance des médias dans la cohésion sociale et la lutte contre le terrorisme. La collaboration entre les médias et les FDS dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent était également au menu des échanges.
«C’est vrai que les FDS (Force de Défense et de Sécurité) font déjà un travail énorme sur le terrain. Mais le travail de FDS seul ne suffit pas à endiguer le mal. Donc il fallait maintenant appuyer les initiatives de la société civile surtout les journalistes qui font un relai d’informations à ce qu’ils puissent faire une bonne sensibilisation de la population pour pouvoir amener les gens à comprendre la gravité du phénomène d’abord et à comprendre les attitudes à adopter pour ne pas faire l’apologie de la violence ou a adhéré au groupe terroriste dont les actions occasionnent des morts et des blessés dans nos régions», a expliqué Dr Bayouma Katelewena, Chef de département Communication du Comité Interministériel de la Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV).
Les professionnels des médias ont ainsi été invités à lutter contre les actes terroristes et l'extrémisme violent et promouvoir la paix et la solidarité sociale.
L’atelier a été ouvert au nom du ministre de la Communication et des médias par Labante Nikabou, Secrétaire Permanent du CIPLEV en présence du président de l’OTM et du représentant du président de la HAAC.
Togoreveil
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