Interpellés par la Brigade de Recherche et d’investigation de la police nationale pour des propos diffamatoires tenus à l’encontre de deux ministres togolais et après un bref passage à la prison civile de Lomé, les deux confrères Ferdinand AYITE et Joël EGAH ont été libérés, sous conditions le 31 Décembre dernier. Au lendemain de cette libération, les deux journalistes ont tenu à présenter des excuses publiques à travers une vidéo de 7min30s dans une édition spéciale de l' "Autre Journal".
A travers cette émission en ligne, le même canal à travers lequel l’infraction a été commise, Ferdinand AYITE et Joël EGAH ont présenté leurs excuses aux Ministres Pius Kokouvi Agbetomey et Kodzo Adedze. Reconnaissant les écarts de langage contre les ministres, les deux confrères ont fait preuve d'humilité et évitent par la même occasion un procès qui pourrait compliquer leur situation. C'est donc un denouement heureux qui satisfait d'ailleurs l'un des plaignants, le ministre Kodzo Adedzé, qui réagissant sur cette sortie des deux confrères sur Kanal Fm, une radio de la place, ce vendredi 6 Janvier, déclarait : « Ces derniers jours, si nous allons sur les réseaux sociaux, nous verrons que notre frère Ayité a présenté des excuses… Il a compris qu’il avait mal agi. C’est un signe d’humilité et de respect qu’il a affiché....Si tu agis mal, reconnais ton tort. Si nous allons dans la Bible, l’histoire de l’enfant prodigue nous renseigne que lorsqu’il s’en est allé et qu’il a remarqué qu’il était en déperdition, il est revenu vers son papa. Et son père ne l’a pas renié. Il l’a accueilli les bras ouverts.
Donc Ayité est Togolais et moi aussi, je suis togolais. Si nous nous comprenons les uns les autres, cela ne peut faire que notre bonheur ». L'affaire semble donc en bonne voie de règlement à l'amiable. En attendant, Ferdinand AYITE et Joël EGAH sont après leur libération placés sous contrôle judiciaire avec Interdiction de quitter le territoire, Passeports bloqués et sont tenus de se présenter périodiquement chez le juge d’instruction en charge de l’affaire. Togoreveil
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