Réuni en point de presse ce vendredi 31 juillet 2026 au cabinet du Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), le Comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public a annoncé le démarrage imminent de la phase d'exécution pour la libération de la bande littorale et des artères urbaines. Après plus de 13 mois de dialogue, de sensibilisation et de tolérance administrative, les autorités passent à la vitesse supérieure.
Une mesure de fermeté fondée sur la primauté de la loi
Face aux professionnels des médias venus en nombre ce vendredi matin près de la place Anani Santos (ex-Fréau Jardin), la Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé et Présidente du Comité ad hoc, Madame Zouréhatou Kassa-Traoré, entourée du ministre chargé du Développement Local Joseph koamy Gbloekpo Gomado, des préfets du Golfe et des Lacs, a présenté les contours et le calendrier de cette opération stratégique pour la capitale togolaise.
« Le domaine public constitue un patrimoine collectif. Il appartient à tous et ne saurait par conséquent faire l'objet d'une appropriation privative en dehors des conditions prévues par les textes en vigueur. Sa préservation est un impératif juridique, environnemental, économique et sécuritaire auquel les pouvoirs publics ne peuvent se soustraire », a martelé la Gouverneure lors de sa déclaration liminaire.
Plus d'un an de concertations et de moratoires accordés
Loin d'être une décision subite, cette opération d'assainissement est l'aboutissement d'un long processus de concertation engagé depuis juin 2025 avec l'ensemble des acteurs et occupants du littoral, en particulier les tenanciers de bars et de restaurants de plage.
Afin de permettre aux exploitants de prendre les dispositions requises et d'évacuer volontairement les emprises publiques, l'État a consenti à plusieurs prorogations successives :
À l'échéance du 30 juin dernier, l'association des tenanciers de bars du littoral avait soumis une nouvelle proposition visant à prolonger leur occupation jusqu'au 4 janvier 2027. Une requête rejetée par le Comité ad hoc, estimant qu'elle risquait de pérenniser une occupation illégale au détriment de l'intérêt général et de la sécurité des populations.
Un calendrier clair en deux phases : Le littoral d'abord, les trottoirs ensuite
L'opération d'assainissement du cadre de vie dans le Grand Lomé et la préfecture des Lacs s'articule autour d'une démarche séquentielle :
Un sursis final de 3 semaines pour l'évacuation volontaire
Afin de privilégier jusqu'au bout la voie pédagogique, les autorités accordent un ultime délai de trois (3) semaines à compter de la date du marquage (27 juillet 2026). Ce délai permettra aux occupants de procéder eux-mêmes au démontage de leurs équipements et d'en récupérer les matériaux.
À l'expiration de cette fenêtre fixée aux alentours du 18 au 20 août 2026 , les forces publiques et les services techniques procéderont à l'enlèvement mécanique systématique des structures récalcitrantes, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Une coalition interinstitutionnelle mobilisée pour le cadre de vie
Pour mener à bien cette opération républicaine, une vaste synergie d'action réunit le Ministère de l'Administration Territoriale, le Ministère de la Sécurité, le Ministère de l'Environnement, le Ministère de la Justice, le Ministère de l'Économie Maritime, le Haut Conseil pour la Mer, la Direction du Cadastre, la Préfecture Maritime, l'ANASAP ainsi que la Faîtière des Communes du Togo (FCT) et les mairies du littoral.
Cette rigueur partagée répond à la vision des plus hautes autorités de l'État visant à promouvoir un développement urbain maîtrisé, respectueux de l'environnement et garant d'un cadre de vie sécurisé pour l'ensemble des citoyens.
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